Ce que vivre à l’étranger m’a appris

Deux ans à vivre à l’étranger m’auront tellement apporté. J’ai appris sur moi mais aussi sur ma culture grâce aux rencontres faites et à la confrontation à d’autres cultures. J’ai découvert que d’autres chemins étaient possibles. L’expatriation est une belle aventure dont on ressort grandi quelqu’en soit l’issue.

Vivre à l’étranger et découvrir qu’une autre voie est possible

Vivre à l’étranger c’est s’éloigner du mode de vie, des traditions, coutumes et valeurs dans lesquelles on a grandi. M’éloigner de tout cela m’a permis d’ouvrir mon esprit et petit à petit d’envisager qu’une autre vérité existait. J’ai rencontré des gens de divers milieux : différentes religions, cultures, éducation, aux expériences diverses. Ainsi, j’ai compris que l’épanouissement pouvait venir de bien des manières. 

 

J’ai testé des choses que je n’aurai probablement jamais tentées en restant dans mon cocon en France. Quand tu as ta vie établie, tu vas rarement à la rencontre de nouvelles personnes. De temps en temps, un nouveau collègue au boulot, le nouveau mec d’une de tes amies entrent dans ta vie. Mais ce sont des moments assez rares finalement. 

À l’inverse, en expatriation, quand tu arrives dans un nouveau pays, tu dois aller à la rencontre de nouvelles personnes, pas le choix. Déjà pour trouver un boulot, mais surtout car c’est ton objectif en partant. Ainsi, tu te forces à sortir de ta zone de confort, tu fais des choses que tu n’aurais pas faites avant. Et c’est comme cela que tu en ressors grandi;

Prendre du recul sur ma propre culture

Me confronter aux autres nationalités m’a permis de réaliser de nombreux travers français dont je n’avais pas conscience. Certains traits ont été difficiles à admettre car ce sont des choses que je déteste et que je ne pensais vraiment pas avoir. Mais force a été de constater que oui, je considérais la France au dessus d’un bon nombre d’autres pays (la faute à nos cours d’histoires !). Ou encore, que j’étais assez froide… En Angleterre, lorsque vous dites bonjour, on vous demandera toujours comment vous allez (bien que la plupart du temps, votre réponse importera peu votre interlocuteur ! Mais cela est un autre sujet). Je me surprends aujourd’hui, en France, à me retenir de demander à la caissière du supermarché comment elle va ! ça serait bizarre ici, mais ce genre d’interactions me manquent !

image animé Joey qui demande How you doing

Vivre à l’étranger m’a rendu plus patiente

Ou alors est-ce l’âge ? haha je pense que c’est l’étranger ! Lorsque j’ai débarqué à Londres, je parlais très mal anglais. Il a donc fallu que j’accepte que pour m’exprimer et me faire comprendre, il me fallait plus de temps. Aussi, il m’a fallu patienter pour atteindre un niveau suffisant pour gravir les échelons professionnellement (bien que ça ait été assez rapide je dois l’avouer !). Recommencer une vie dans un nouveau pays, c’est accepter de se refaire un cercle social. Cela prend du temps. 

Comprendre la norme anglaise…

Les Anglais de manière générale sont assez patients (ou bien très polis, je ne sais pas comment l’interpréter haha). En France, j’ai bossé 8 ans chez Mcdonald’s, et je peux vous dire que des clients râleurs, j’en avais à la pelle tous les jours ! 

En Angleterre, je travaillais dans un coffee shop où nous avions de grosses périodes de pointe le matin. Au début j’étais surprise lorsqu’un client attendant 5 minutes pour son café ne râlait pas. Lorsque finalement je lui donnais son café avec toutes mes excuses, et que la réponse était simplement “ce n’est rien, bonne journée et bon courage”. 

…et la mettre en application

Ce comportement est la norme là-bas alors petit à petit j’ai senti que c’était à moi de changer cette impatience constante, de cesser de toujours râler pour un rien. Pour deux raisons : d’abord car j’ai remarqué en tant qu’employée, le bonheur que c’était de servir ce genre de clients et donc je voulais aussi être ce genre de personne en tant que cliente. Ensuite car j’ai remarqué que m’énerver lorsque j’attends 5 minutes à la caisse me puissait une énergie folle, sans aucune récompense. Je ne pouvais contrôler la situation, le comportement de la personne en face de moi. L’accepter était la seule chose logique à faire, et depuis je vais mieux haha, je suis plus détendue. 

Finalement, partir vivre à l’étranger a été la meilleure décision de ma vie. J’attends avec impatience de pouvoir repartir car je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre du monde et des autres. Le monde est tellement vaste ! En attendant, j’ai dressé récemment le bilan de mes deux ans d’expatriation en Angleterre.

J’ai écrit cet article dans le cadre d’une collaboration avec le groupe Les Blogueurs Expats Francophones (tu peux rejoindre le groupe par là !). Si tu veux continuer la lecture, découvre le point de vue d’Emilie qui explique ce que son expatriation en Autriche lui a appris.

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2 réflexions sur “Ce que vivre à l’étranger m’a appris”

  1. Tellement d’accord avec toi sur la patience en Angleterre !! En France, lorsque je travaillais à la réception de l’hôtel, si le client attendait plus de 3 minutes (parce que j’étais au téléphone), je le voyais s’impatienter puis il n’était pas très aimable avec moi. Du coup, ça m’a en quelque sorte « formaté » à toujours me dépêcher. Tandis qu’en Angleterre, lors de période de rush à l’hôtel, certains clients attendent 10 minutes et tout va bien, ils sont agréables et me disent qu’il n’y a pas de soucis. Ça fait plaisir !

    1. hahah l’impolitesse française… on pourrait en faire un livre 😅 je suis vraiment contente d’avoir réaliser ça grâce à mon expérience à l’étranger!

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