Témoignages d’expatriés : Chloé & Simon, une expatriation au Canada au milieu d’une pandémie

bannière avec du texte et une photo d’un couple

Chloé et Simon ont quitté le sud ouest ensoleillé de la France pour le froid de Montréal au milieu de la pandémie. Ils ont suivi leur rêve malgré tout et se sont installés au Canada grâce au V.I.E (Volontariat International en Entreprise) de Chloé. Simon bénéficie d’un permis de travail ouvert grâce au statut de conjoint de fait, propre au Canada. Après quelques embuches avec les services de l’immigration canadienne, ils profitent finalement de leur nouvelle vie outre-atlantique !

➖ Hello Chloé, qui es-tu ?

💬 Je suis Chloé, j’ai 26 ans et j’ai grandi en Aquitaine. J’ai fait mes études à Toulouse : un bachelor en management et un master en marketing digital, où j’ai rencontré Simon. Avant Montréal, j’étais à Paris en agence média pendant deux ans. J’ai toujours voulu vivre à l’étranger et en particulier au Canada car je suis une grande fan des Québécois depuis mes 15 ans. Je me suis expatriée grâce au V.I.E (Volontariat International en Entreprise). Je travaille pour Appstud, une PME Toulousaine qui vient d’ouvrir ses bureaux à Montréal. Je m’occupe de la stratégie marketing digitale des clients. 

➖ Pourquoi as-tu choisi l’expatriation ? Qu’est-ce qui t’a poussé à t’expatrier ?

💬 C. : Dès mes 18 ans, j’avais décidé que je voulais vivre à l’étranger. Dans les faits, cela a pris plus de temps que prévu, et les opportunités professionnelles que j’ai eu ont repoussé mon départ. Pour autant, cela a toujours été un projet pour moi. C’est pendant le confinement que j’ai postulé, un peu par hasard, à l’offre de V.I.E au Canada, où j’ai été prise.

 

➖ Même question, Simon, qui es-tu ?

💬 Je suis Simon, j’ai 27 ans et j’ai grandi dans le Sud Ouest. Je suis musicien depuis toujours et j’ai fait des études supérieures dans le marketing digital. Aujourd’hui, je concilie les deux, en tant qu’indépendant et compositeur. Je suis arrivé au Canada grâce au rapprochement familial qui m’a permis d’obtenir, en tant que conjoint de fait, un permis de travail ouvert. 

➖Tu as suivi Chloé dans son expatriation, en tant que conjoint de fait. Le projet était-il commun dès le départ ou as-tu rejoint l’aventure ? Quel était ton point de vue sur l’expatriation ? 

💬  S. : En 2020, nous avions prévu de partir en PVT en Australie. Nous avions donc comme projet de nous expatrier ensemble. Ayant déjà vécu à l’étranger, l’expatriation était une envie que j’avais déjà depuis longtemps. Le V.I.E de Chloé a été une bonne opportunité pour partir au Canada, encore plus étant donné que nos plans avaient été chamboulés par la Covid-19. 

➖Vous avez fait face à des aléas pour l’obtention de ton visa de travail. Peux-tu brièvement nous résumer la situation et expliquer comment tu l’as vécu.

💬 S. :  En effet, les frontières du Canada étant fermées avec la Covid, mon entrée dans le pays a été plus compliquée qu’en temps normal. J’avais besoin d’une attestation qui prouvait que mon arrivée sur le territoire était pour une raison essentielle, en l’occurrence le rapprochement familial. Nous avons donc dû attester de notre relation de conjoint de fait (statut propre au Canada, correspondant à au moins 1 an de vie commune) et attendre plusieurs semaines une réponse écrite de l’immigration. Pendant cette période, Chloé était déjà au Canada et moi encore en France. 

Chloé a écrit un article sur son blog qui explique les démarches pour un conjoint de fait au Canada.

photo avec des arbres et des bâtiments de Montréal
Montréal - photo libre de droit Canva


➖ Qu’est-ce que l’expatriation vous a apporté côté vie perso ?

💬 Malheureusement, je pense que 2020 n’a pas été la meilleure année pour s’expatrier. Après 6 mois, nous commençons seulement à découvrir Montréal telle qu’elle est en temps normal, grâce à la levée progressive des restrictions. Pour le moment, nous n’avons pas rencontré de gros changements car nous sommes dans un pays francophone, et nous n’avons pas la barrière de la langue. Bien que la culture soit différente de la nôtre, nous nous sommes très vite adaptés aux différences et même aux températures ! 

 

➖ Et côté pro, Chloé, dirais-tu que l’expatriation a joué un rôle dans tes choix de carrière ? Si oui, comment ?

💬 C. : Cela faisait 2 ans que j’étais inscrite sur la plateforme de Business France*. Dans mon secteur, il y a très peu d’offres et je m’étais préparée à l’idée de ne pas être trop difficile dans le choix des missions ou du secteur de l’entreprise. Avec Appstud, j’ai vraiment eu de la chance. J’adore ce que je fais, les équipes sont supers et je partage les mêmes valeurs que l’entreprise ! J’ai, sur le papier, un poste un peu plus Junior que ce que j’aurai pu avoir en France, mais j’ai réussi à adapter mes missions et je garde en tête qu’il s’agit d’un contrat de 1 an et demi seulement.

➖Professionnellement, être le conjoint suiveur a toujours un impact. Il faut être celui qui fait des concessions dans sa carrière. Comment le vis-tu Simon ? 

💬 S. : Étant indépendant, ma situation était assez flexible. Il est vrai que j’ai un réseau important en France, au niveau de la musique, mais je continue de travailler avec eux malgré la distance. Cette flexibilité m’a permis de me laisser du temps pour trouver un emploi au Canada et c’est grâce à cela que je travaille pour un projet qui me correspond totalement, avec un artiste Québécois. 

 

*La plateforme de référence pour les V.I.E. Toutes les offres d’emploi se trouvent ici.

photo de maisons colorés à Montréal
Maisons colorées Montréal - photo libre de droit Canva

➖ Si c’était à refaire, que feriez-vous différemment ?

💬 Nous aurions pu nous préparer un peu plus à la situation sanitaire au Québec. Il est vrai que nous espérions “échapper” un peu à ce qui se passait en France, pour finalement vivre une situation tout aussi restrictive, la distance avec nos proches en plus. 

➖ Pensez-vous rentrer en France à la fin du VIE de Chloé  ? Pourquoi?

💬 Si nous en avons l’occasion, nous aimerions rester quelques années au Canada. Tout d’abord, nous avons bien en tête que d’ici 2022, la Covid n’aura pas disparu. Nous aimerions pouvoir découvrir Montréal et le Canada réellement, une fois tout ça sera derrière nous. De plus, il est très difficile d’immigrer au Canada en dehors d’un V.I.E ou d’un PVT, nous aimerions donc profiter de nos permis de travail au maximum tant que nous le pouvons. Enfin, nous avons une meilleure qualité de vie à Montréal que nous l’avions à Paris : loyer, horaire de travail, distance travail-maison, salaire… 

➖ Où peut-on vous retrouver ? Réseaux sociaux, blog…

💬 C. : Vous pouvez me retrouver sur mon blog, je parle de mon expatriation et de ma découverte du Québec ainsi que sur Instagram @chloe.tangmo.

photo de bâtiment avec des arbres
Montréal - photo libre de droit Canva

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