Bilan du mois d’octobre 2022 – Passage à la TVA et pire mois ever

bilan freelance octobre

Le mois d’octobre marque mon passage à la TVA, car je dépasse le plafond de CA annuel ET mon pire mois en termes de CA…

Ce qui aurait dû être un mois de sérénité, qui prouve la réussite de mon business jusque-là s’est en fait transformé en un mois de doutes et de remise en question x1000 ! Quand on est freelance, le doute est toujours avec nous, mais je dois vous avouer que ce mois-ci a été particulièrement éprouvant émotionnellement. Sans plus attendre, let’s dive in.

Juste avant, comme habitude, petite photo de ma ville du mois : j’ai posé mes valises à Valencia, en Espagne jusqu’à la fin de l’année. Il fait beau et encore moyennement chaud, il y a la mer et de la bouffe espagnole. Bref, c’est une très bonne desti nomade !

valencia

Disclaimer : je partage mon bilan, car c’est le genre de contenu que j’aime lire chez d’autres freelances & entrepreneurs. Ça m’a aidé à mes débuts – et même encore aujourd’hui. J’aime à penser que ça peut aider aussi ceux qui me lisent. Après mon premier bilan des 6 mois, j’ai eu beaucoup de retours adorables, qui m’ont encouragé à continuer chaque mois. Et en plus de ça, ça me force aussi à faire mon bilan, car je me suis engagée publiquement à le publier chaque mois 🙃 . Ceci étant dit, let’s go 🚀 

Bilan émotionnel

Après plus d’un an à mon compte, je sais que si mon objectif de CA (3 700€) n’est pas atteint au début du mois, il y a peu de chance qu’il se réalise en cours de mois.

Mon activité de rédactrice me permet d’avoir de la visibilité sur le CA puisque mes missions durent en général plusieurs mois. De l’autre côté, entre une prise de contact avec un prospect et la réception de l’acompte pour commencer la mission, il se passe en moyenne 1 à 4 semaines.

Donc oui, il se peut que j’aie un contact en début de mois et que la CA rentre ce même mois, mais c’est plus fréquent qu’il rentre le mois suivant.

En ce début de mois, je n’ai pas de contact ni de proposition commerciale en attente. Je n’ai pas l’ombre d’un nouveau projet. Bien sûr, j’ai mes clients réguliers, mais le volume est assez faible.

Voyant les jours passés, pas de prise de contact ni de réponse à ma prospection, l’anxiété me gagne de plus en plus et les doutes m’assaillent.

Ce n’est pas tant la question financière qui m’inquiète, car j’ai de la trésorerie qui va me permettre d’absorber ce mois pourri. C’est surtout une question d’ego.

J’ai déjà fait des mois où je n’ai pas atteint mon objectif de CA, mais je n’ai jamais été aussi loin (ou alors j’étais en vacances, donc c’est normal).

Alors, les vieux démons reviennent très vite me hanter : finalement, ce n’était que de la chance jusqu’ici.

J’ai fait le choix de me repositionner avant l’été, est-ce que ce n’était pas une erreur ?

Avec le recul maintenant, je peux vous dire que non, ce n’était pas une erreur. Aujourd’hui, plus que jamais, j’ai l’impression d’être parfaitement alignée.

Je l’ai d’ailleurs profondément ressenti lors d’un call avec un prospect en fin de mois. Le contact vient de la prospection, donc c‘est exactement le genre de client avec qui j’ai envie de bosser. J’étais tellement passionnée par ce que je racontais, que je l’ai tout simplement emmené avec moi dans ma vision. Le projet n’est pas encore validé, mais j’y crois fortement et si ça se signe, ça va être une folie !

Quand tu trouves enfin ta voie, c’est fou à quel point tout s’éclaircit. Donc non, ce repositionnement n’était pas une erreur.

Pour autant, je dois accepter qu’on vienne encore me voir pour du SEO. J’ai communiqué sur ça pendant un an, donc bien sûr, on m’associe encore à ce sujet. Et on ne va pas se mentir, évidemment, on ne peut pas se priver de Google. Donc, je propose des contenus à mi-chemin, un peu de SEO, un peu d’éditorial.

Il faut que j’accepte que la communication prenne du temps. Les contacts vont arriver, tout comme au début quand je parlais de SEO. Tout n’est pas arrivé le premier mois.

Donc… Trust the process!

Mais quand tu es dans le creux de la vague, soyons honnête… Le process t’en as rien à faire, t’es juste au fond 😅

Changer d’avis sur la direction pour 2023

L’autre point important de ma remise en question : ma décision d’arrêter mon activité à la fin de l’année pour prendre une année sabbatique en Australie.

Déjà, je dois bien l’admettre, repartir à l’autre bout du monde en solo me fait peur.

Après 4 ans à vivre à l’étranger et plusieurs sauts dans le vide en solo, je devrais avoir l’habitude. Mais ici aussi, c’est un problème d’ego. J’ai mis du temps à admettre que oui, j’avais peur.

Peur de quitter une nouvelle fois ma zone de confort en Europe (oui, ma zone de confort est plutôt vaste, mais elle n’inclut pas l’hémisphère sud, à plus de 30h de vol de la maison).

Peur de repartir dans une vie d’hostel et donc d’inconfort. Voyager pendant un an sur mes économies (et des petits boulots en Australie), ça veut dire limiter les dépenses au maximum, comme j’ai pu le faire au Mexique pendant les 6 premiers mois. Et pour être honnête, j’ai juste la fleeeeemme de revivre ça.

Aussi, je n’ai aucuuuuune envie de bosser pour un patron, même pour quelques semaines, même pour faire du volontariat. J’ai une telle liberté depuis 2 ans qu’il m’est impensable de retrouver cette contrainte.

Et surtout, je n’ai pas envie de lâcher un business qui me passionne. J’adore écrire, j’adore être freelance, chercher des clients, gérer des projets, même l’administratif, je kiffe !

Finalement, j’ai fait le point : pour quelles raisons est-ce que je veux absolument prendre une année sabbatique pour l’Australie ?

La réponse, c’est juste que j’avais imaginé ce voyage d’une certaine façon, il y a plusieurs années. Et donc, je ne me voyais pas le faire autrement.

Mais si j’y réfléchis vraiment, je me rends compte que la personne que j’étais au moment où j’ai décidé d’aller en Australie n’a pas grand-chose à voir avec la personne que je suis aujourd’hui.

À l’époque, je n’étais pas digital nomad, mais manager dans un coffee shop. Vivre d’un business en ligne me paraissait complètement impossible. Pourtant, depuis 18 mois, c’est ce que je fais. Alors pourquoi je ne pourrais pas le faire en Australie ?

Donc c’est décidé, je n’arrête pas mon business.

Et en bonus, gagner des euros pour dépenser des dollars australiens et bien plus intéressant que de gagner des dollars australiens ! Avec 1000 €, j’ai 1500 AUD. Alors oui, la vie est plus chère en Australie, mais cela sera compensé par la différence de change.

Eh bien les amis, cette décision prise il y a quelques jours m’a soulagé d’un poids, vous pouvez pas savoir ! Je m’inquiétais pour l’argent pour l’année prochaine, et maintenant, je ne m’inquiète plus. J’ai confiance en mes capacités à trouver des missions intéressantes qui me permettront de ne pas trop travailler pour profiter de mon voyage (oui, ça parait fou avec ce que je t’ai raconté au début de cet article. Mais c’est ça les montagnes russes de la vie de freelance. Un jour tu es au fond, le lendemain, tu te sens capable de soulever des montagnes. Heureusement, je suis plus souvent dans le deuxième mood !).

Il va falloir tout de même que je case plusieurs fois un mois de vacances, parce que j’ai bien l’intention de kiffer en mode road trip dans la brousse australienne loin de tout. Mais c’est un problème pour une autre fois.

Les points positifs de ce mois-ci 

Parce qu’il y en a quand même certains !

D’abord, sur 4 emails de prospection envoyés, j’ai eu 3 rendez-vous 🥳 Bon, il se trouve que 2 se sont soldés par un échec, car pas de budget (du coup, j’ai mal ciblé ma prospection. Mais peut-être que ça donnera quelque chose dans quelques mois, car le contact a été très bon).

Un autre projet est en cours de négociation, mais en très bonne voie. Je vous tiens au courant le mois prochain !

Ensuite, j’ai très bien avancé sur la rédaction de mon e-book (side business dont je vous parlais le mois dernier. Si t’as loupé, tu peux retrouver les détails sur la page Notion où je partage tout le process en build in public).

J’aimerais finaliser la relecture et le design sur le mois de novembre + mise en place de toute la partie technique pour un lancement au 1er décembre ! 🤩

Ah oui, dernière bonne nouvelle… J’ai signé un nouveau client en fin de mois ! Raison pour laquelle ce bilan sonne plutôt “espoir” et non “dépression” lol. Car je ne pense pas que je serai sortie de ma spirale négative si je n’avais pas signé ce nouveau projet.

Je suis particulièrement reboosté, car c’est une personne qui m’a contacté sur Malt et qui m’avait mise en compétition avec un autre freelance. Je pense que le call découverte et ma proposition commerciale aux petits oignons ont fait la diff, et ça, ça me rend particulièrement fière.

J’en profite pour vous rappeler à quel point la propo co peut faire la diff ! J’en débattais dans les commentaires d’un post LinkedIn avec une autre free en rédaction récemment.

Elle disait que “si tu t’es mis d’accord pendant le call sur la prestation, un devis ça suffit”.

GROSSE ERREUR selon moi, qui peut être fatale.

La propo co, c’est un peu ton commercial. C’est l’effet wow après le call (et clairement, la mienne, c’est l’effet wow, j’ai pas peur de le dire et c’est tous les retours que me font mes prospects).

Quand le prospect reçoit une propo hyper détaillée, qui lui explique :

  • son problème à résoudre (empathie),
  • comment va se dérouler la mission,
  • pourquoi je propose telle solution,
  • quels résultats il peut espérer,
  • avec en plus, des exemples clients qui se rapprochent de son problème à résoudre, avec leurs avis,
  • une présentation de mon process de collaboration,
  • bien sûr, le prix.

Il n’a en principe plus de doutes et la plupart du temps, il n’y a pas de négo sur le prix.

Si en face de ça, l’autre freelance envoie un devis (d’autant plus sur Malt), il fait pas le poids. Déso.

Et vous n’avez pas envie d’être cet autre freelance. Donc please, faites des propo co 😎

Voilà, donc ça repart reboosté de ouf pour novembre, surtout car, je sais que j’ai déjà explosé mon objectif de CA, ce qui va rattraper ce mois pourri.

Je fais ces bilans d’abord pour moi, car écrire est thérapeutique. Ça me permet d’organiser mes idées, de faire une introspection et de relativiser.

Mais je les partage pour vous aider à avancer aussi dans vos business. Parce que le freelancing peut être très solitaire, et parfois, simplement lire qu’une autre personne traverse ce qu’on traverse, ça nous aide déjà un peu.

Si t’es dans le creux de la vague, envoye moi un petit message sur insta 😉 et juste… Keep going. Comme dit Orelsan, “quand t’as le désert à traverser, y’à rien à faire sauf d’avancer”.

Bilan financier

CA : 2169€

  • URSSAF 22% : 477€
  • Charges 32% :
    • Banque : 9€
    • Abonnements 102€
    • Sous-traitance : 585€
  • Mis en trésorerie 10% + 5% formation : 0€
  • Provisions pour impôts sur le revenu 5% : 108€

Alors oui, plus de 2000€ de CA, pour certains freelances, notamment ceux qui se lancent tout juste, ça peut déjà paraître beaucoup. Peut-être que tu te dis que j’abuse un peu d’être au fond pour un tel CA. 

Mais il faut garder en tête que je sous-traite une partie de ma rédaction, donc j’ai déjà donné presque 600€ à quelqu’un d’autre. À ceci s’ajoute l’URSSAF et d’autres petites charges… Le virement de ma rémunération s’élève donc à 911€ 😵‍💫

revenus freelance octobre 2022

📌 Reco du mois

🎥 En parlant d’Orelsan… Cette reco est une évidence, vous n’avez pas pu passer à côté de son documentaire sur Prime Vidéo Ne montre jamais ça à personne.

Ce docu est un must-see pour tous les créateurs/entrepreneurs. Quand on voit Orelsan, très grand artiste de la musique française (qu’on aime sa musique ou pas, c’est indéniable), plusieurs fois récompensé aux Victoires de la musique, qui travaille avec toute la chanson française… Bref, vous avez compris. Quand on voit un mec aussi successful douter, galérer à sortir des textes pour son prochain album, remettre en question toute sa carrière, ça nous rappelle que le process créatif est douloureux, que personne n’échappe aux doutes et qu’il faut juste persévérer.

Une leçon, qui fait du bien à voir.

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