Bilan août 2022 – Quand partir en vacances est un soulagement, il faut trouver la source du problème et le résoudre

bilan freelance aout

Je n’avais pas prévu d’écrire de bilan au mois d’août, car j’ai passé 3 semaines sur les 4 en vacances. Je m’étais dit que je n’aurais sûrement rien à partager.

Finalement, c’est tout le contraire. S’il ne s’est pas passé grand-chose pendant mes vacances côté business, j’ai pu réfléchir à la direction que je souhaitais prendre pour ce dernier trimestre.

Et, la semaine de la reprise a été intense avec quatre demandes prospects… J’ai passé 60% de mon temps sur des tâches que j’appelle “Growing the business” qui regroupent les call découverte et les propositions commerciales (d’ailleurs, il faut que je sois plus efficace sur la réalisation de propos, on en reparle plus bas).

Avant de partir, petite photo de mes vacances en Écosse 👇 C’est la nature à l’état pur, c’est sauvage c’est vert et ça fait juste du bien ! 

scotland quiraing

Disclaimer : je partage mon bilan car c’est le genre de contenu que j’aime lire chez d’autres freelances & entrepreneurs. Ça m’a aidé à mes débuts – et même encore aujourd’hui. J’aime à penser que ça peut aider aussi ceux qui me lisent. Après mon premier bilan des 6 mois, j’ai eu beaucoup de retours adorables, qui m’ont encouragés à continuer chaque mois. Et en plus de ça, ça me force aussi à faire mon bilan car je me suis engagée publiquement à le publier chaque mois 🙃 . Ceci étant dit, let’s go 🚀 

Je n’avais pas prévu d’écrire de bilan au mois d’août, car j’ai passé 3 semaines sur les 4 en vacances. Je m’étais dit que je n’aurais sûrement rien à partager.

Finalement, c’est tout le contraire. S’il ne s’est pas passé grand-chose pendant mes vacances côté business, j’ai pu réfléchir à la direction que je souhaitais prendre pour ce dernier trimestre.

Et, la semaine de la reprise a été intense avec quatre demandes prospects… J’ai passé 60% de mon temps sur des tâches que j’appelle “Growing the business” qui regroupent les call découverte et les propositions commerciales (d’ailleurs, il faut que je sois plus efficace sur la réalisation de propos, on en reparle plus bas).

Des vacances très attendues

Depuis que je suis freelance, l’une de mes plus grandes fiertés est de me construire la vie professionnelle dont j’ai envie. Ne plus attendre impatiemment le week-end ou les vacances pour “vivre”, c’est un élément central pour moi.

Rien de pire que de dire le lundi matin “vivement vendredi…”, ou au retour des vacances “vivement les prochaines hein !”

C’était ma vie pendant 12 ans de salariat, mais c’est fini.

Pourtant, mi-juillet, j’attendais avec impatience ces vacances. Et à la fin de ces trois semaines, je n’avais pas envie de reprendre. J’ai alors essayé de comprendre les raisons, pour mettre en place les actions pour changer ce sentiment à mon retour.

J’en retiens deux.

Avec le recul, je comprends que j’ai fait un burn-out créatif en juin, qui s’est prolongé en juillet. J’en parlais dans mon bilan du mois dernier, je ne vais pas m’étaler de nouveau sur le sujet ici. En résumé, j’ai été submergé de travail non créatif, qui ne me nourrissait pas intellectuellement. Pendant plusieurs mois, j’ai poursuivi cette direction pour finalement arriver au bout du roll’s fin juin 🤯.

Résultat : plus envie d’ouvrir mon ordinateur pour écrire une ligne.

Finalement, en juillet j’ai délégué la rédaction d’une quinzaine d’articles et je croyais que c’était suffisant pour sortir la tête de l’eau. Mais quand on se dégoûte de quelque chose qu’on fait au quotidien, on met du temps pour l’apprécier de nouveau.

Alors les vacances étaient les bienvenues. C’était une période pendant laquelle je n’avais pas d’obligation d’écrire. Plus de responsabilités ni de deadline. Soulagement.

La seconde raison pour laquelle je ne voulais pas revenir est liée à une angoisse constante qui m’habite depuis que je suis freelance : ne pas trouver de clients.

Si tu lis mes bilans régulièrement, tu peux trouver cela ridicule. Je vis confortablement de mon activité depuis un an, presque depuis le moment où j’ai décidé d’en faire mon activité à temps plein en fait. J’ai de nouvelles demandes régulièrement. Je ne croule pas sous les demandes, mais j’ai un flux assez régulier.

J’ai une stratégie d’acquisition sur LinkedIn et via de la prospection régulière (que je détaille dans le bilan de juin).

Pourtant, la peur de ne pas trouver de clients pour le mois suivant est constamment avec moi. Je n’arrive pas à m’en défaire. Pourquoi des prospects voudraient travailler avec moi ? Et si j’avais eu de la chance jusqu’ici ? Et si demain tout s’effondrait ?

En plus, j’arrive au bout d’un cycle. Les missions avec mes deux plus gros clients depuis plus d’un an touchent à leur fin. À partir de septembre, la charge de travail pour eux va diminuer petit à petit pour se finir à la fin de l’année. Mon CA récurrent de base s’effondre (environ 2 500€/mois).

Cela peut paraître une mauvaise nouvelle au premier abord, mais finalement, c’est aussi une bonne chose. Après un an de collaboration, je pense que j’arrive au bout de ce que je peux apporter à ces deux clients. C’est naturel de passer à autre chose, pour eux comme pour moi (dans ce genre de missions en tout cas).

Cela va aussi me permettre de trouver de nouveaux clients plus en phase avec mon nouveau positionnement de conceptrice-rédactrice et laisser derrière moi la rédaction SEO.

Mais, cela pose quand même le problème de trouver de nouvelles missions qui généreront un CA récurrent pour ma tranquillité d’esprit !

Voilà donc pourquoi, à la veille de la reprise, je n’avais pas vraiment envie de rouvrir l’ordinateur. Faire l’autruche plutôt que d’affronter ces angoisses était plus facile.

Mais comme il faut bien revenir et faire rentrer de l’argent pour vivre, j’ai tout de même rouvert mon ordi lundi 22 août ! Et tu vas sûrement te dire que ces angoisses n’ont pas de sens : j’avais 3 rendez-vous planifiés avec des prospects sur les deux premiers jours, et une quatrième demande est arrivée en fin de semaine. 

No sens, I know 😳

C’est un peu tout le principe d’une angoisse non ? C’est pas vraiment rationnel 😏

Bref, je partage tout ça ici, car je pense que ça peut faire du bien de lire que oui, les autres freelances aussi ont cette peur (et bien d’autres), et que tu n’es pas seul. Ça me fait du bien quand je le lis chez les autres.

Une semaine de retour intense

Cette semaine de retour a donc été intense, car quatre calls prospects, c’est beaucoup d’énergie.

Heureusement, je n’avais pas beaucoup de travail à faire pour mes clients.

Comme je le disais en intro, j’ai consacré 60% de mon temps à la tâche “Growing the business”. Et je peux te dire que j’ai passé beaucoup trop de temps à rédiger des propositions commerciales – en moyenne 2 heures/propo.

Si on ajoute environ 1 heure de call, ça fait 3 heures dépensées par prospect qui ne sont pas rémunérées. Alors évidemment, si je signe le prospect, je m’y retrouve (et encore que, c’est pas sûr), mais si je ne signe pas, ce sont juste 3 heures dans le vent.

C’est d’ailleurs ce qui s’est passé pour un de ces prospects. Ma proposition a été refusée, pour la première fois. J’en parlais dans ce post LinkedIn.

Un des points d’amélioration essentiels pour les semaines à venir : optimiser mes propositions commerciales pour passer moins de 30 minutes par propo. Ça devrait être jouable étant donné que maintenant j’ai :

  • des offres bien définies ;
  • un template tout prêt, modulable en fonction des besoins du prospect.

J’avais aussi un template avant, mais il n’était pas du tout optimisé. Je refaisais presque tout à chaque fois, plus d’intérêt d’avoir un template du coup 😅.

J’ai vu les premiers fruits de ce travail : j’ai passé 45 minutes sur la dernière propo que j’ai faite cette semaine 💪.

Petit aparté : pourquoi envoyer une proposition commerciale et non un simple devis ?

Un devis, même détaillé, amène le prospect à prendre une décision presque uniquement sur le prix de la prestation que tu offres. C’est difficile de se projeter dans la collaboration sur un simple devis, de mettre en avant ta valeur ajoutée.

Si le prospect ne comprend pas le bénéfice apporté, il ne signera pas. Pire, s’il compare ton devis avec celui d’un autre prestataire, il prendra alors sa décision uniquement sur le prix. La course au moins cher n’est jamais bonne.

Dans une proposition commerciale, tu peux détailler ce que tu proposes, ajouter des exemples de réalisations précédentes, des images, des captures d’écran, des liens vers les sites web de tes clients…

Je fais mes propo co sur Notion, après plusieurs itérations, voilà le plan actuellement :

Le prospect
– rappel de la mission du prospect
– rappel de l’objectif de son site web (puisque c’est là que j’interviens)
– rappel de la problématique du prospect

⇒ je montre que j’ai compris ce qu’il fait, pourquoi et comment. Je rappelle son problème ⇒ il est rassuré sur le fait que j’ai bien compris pourquoi il me contacte et que je vais proposer une solution appropriée.

Ma proposition
– présentation de ma solution avec le prix (offre)
– détail de ce que je vais faire : comment, pourquoi, quels résultats
– avec des exemples de réalisations passées

⇒ je projette le prospect dans la situation future, après mon passage, qu’est-ce qui change pour lui, les bénéfices qu’il retire de notre collaboration

Mon process de collaboration
– présentation de l’espace client Notion
– présentation des modalités de collaboration (paiement, échange, timeline…)

Devis simplifié
Enfin, je joins également le devis édité avec Freebe, qui récapitule de manière simplifiée les prestations proposées. C’est ce document qu’il signera pour valider la mission.

Mon repositionnement : de rédactrice SEO à conceptrice-rédactrice

J’ai amorcé ce repositionnement en juillet, avec des réflexions pour une nouvelle offre et une nouvelle communication.

Cela s’est d’abord manifesté avec un premier article : Marketing de contenu 3.0 ou comment mettre en place l’approche business média, l’exemple de Collective

J’avais donc prévu un planning de tâches à faire à mon retour pour activer ce repositionnement :

  • refonte de mon site web : la v2 est en liiiigne 👉 https://tifanyclemenceau.com 
  • actualisation de mon profil LinkedIn : c’est fait et j’adopte aussi un nouvel angle dans mes posts pour promouvoir ma nouvelle approche.
  • écriture d’autres articles : d’autres analyses de business média sont dans les tuyaux, stay tuned !

Finalement, je n’ai pas chômé sur ces deux dernières semaines depuis mon retour de vacances, mais j’ai fait peu de tâches qui ramènent de l’argent immédiatement. Donc j’ai l’impression de ne pas avoir fait grand-chose 😫 L’éternel problème des freelances ? Oui, sûrement…

Mais, je peux quand même te dire que je suis reboostée pour les mois à venir. Mon nouveau positionnement est parfaitement aligné avec ce que j’ai envie de faire et l’image que je souhaite dégager. Je crois profondément à l’approche business média pour une stratégie de marketing de contenu et ça se sent quand j’en parle.

Dernier point, ce mois-ci, j’ai posé mon backpack à Athènes avec une petite troupe d’autres freelances nomades ⇒ ultra stimulant d’être entourée de ces petites personnes hyper inspirantes. Tout le monde a des projets plein la tête, lance des nouveaux trucs, etc. Bref, on en reparle dans le bilan du mois de septembre 

Bilan financier

CA : 3 244€

  • URSSAF 22% : 713€
  • Charges 2,3% : 76.79€
    • Banque – 10.80€ + 6€ de frais = 16.80€
    • Abonnements – Antidote 48€ + Canva 11.99€ = 59.99€
  • Mis en trésorerie 10% + 5% formation : 324€ + 162€
  • Provisions pour impôts sur le revenu 5% : 162€

Comment je fais un CA de 3244€ avec 3 semaines de vacances ? Mon CA est décalé, c’est-à-dire qu’en août, je facture les prestations du mois de juillet pour la plupart.

Les vacances vont donc se ressentir sur le CA du mois de septembre, mais pas tant que ça, car j’ai anticipé et j’ai réparti les rédactions du mois d’août sur juin et juillet (aussi la raison pour laquelle j’étais submergé en juin !).

Pour rappel, mon objectif mensuel de CA est à 3 500€. Je suis donc en dessous ce mois-ci, mais c’est ok car ce sont les vacances. Faut aussi savoir se lâcher la grappe, un mois en dessous n’est pas dramatique (oui, je dis ça alors que j’angoisse de ne pas trouver de clients. On a tous nos contradictions hein 🤭).

Pas grand-chose à dire sur les charges. Renouvellement de mon abonnement annuel pour Antidote (correcteur orthographique – please si tu es freelance en écriture, prend un correcteur ! J’ai récemment travaillé avec des rédac qui n’en utilisaient pas… laisser des fautes d’inattention pour la plupart dans un google doc, ça fait pas pro).

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